Tous les sportifs souffrent de différents maux, à diverses zones du corps, selon l’activité pratiquée. Au tennis, par exemple, mieux vaut veiller à bien protéger ses genoux et ses articulations. Il en est de même pour la course à pieds, où les gens qui la pratiquent se voient souvent souffrir de douleurs aux mollets. Zones sensibles, tant chez les grands coureurs que chez les nouveaux amateurs, comment les protéger ?

D’où proviennent les douleurs aux mollets ?

Les douleurs aux mollets, quotidien de nombreux coureurs, frappent toutefois n’importe quel individu. Comme pour toute affection, divers problèmes peuvent en être à l’origine. Selon la manifestation de la douleur, il est alors possible de différencier les possibilités. En effet, l’origine de la douleur ne sera pas la même si elle apparaît brutalement ou si c’est une affection progressive.

Mal aux mollets de manière progressive : quelles causes ?

Il est parfois plus difficile de repérer vos douleurs aux mollets quand l’inconfort apparaît petit à petit. La gêne, d’abord légère, finira toutefois par vous être totalement insupportable si elle n’est pas prise en charge. Ce type de douleur apparaît fréquemment chez les coureurs, par exemple, qui ne réalisent pas qu’ils surmènent leurs muscles.

Le surmenage mécanique, en effet, est une des causes les plus fréquentes d’un mal-être aux mollets progressif. Celui-ci s’explique, par exemple, par un changement de rythme, une vitesse trop rapide, un dénivelé qui augmente ou encore de nouvelles chaussures auxquelles le pied ne s’est pas fait.

Le surmenage n’est pas non plus la seule explication. Les douleurs progressives peuvent également être due à une irritation de vos structures nerveuses. Pensez au nerf tibial, sural, au nerf sciatique, qui peuvent notamment souffrir de vos périodes de stress et d’anxiété. Les douleurs ressenties ne seront que renforcées par la suractivité et sensibilité de vos nerfs.

En plus des nerfs, il peut s’agir de soucis au sein de la loge musculaire. Dans ce cas-là, il se peut que vous souffriez de phlébites ou d’une pression accrue sur les loges. Il peut être compliqué de définir soi-même l’origine de son mal. Aussi, pour trouver un traitement adapté, il faut veiller à consulter un réel spécialiste pour affiner le suivi.

Douleur dans les mollets subite, comment l’expliquer ?

Toutes ces explications de douleur progressive valent aussi bien pour un coureur qu’un individu non-sportif. Plus de marche, nouvelles chaussures : cela vaut pour tous. Similairement, les douleurs subites peuvent prendre de court toute personne. Dans le cas de sportifs, toutefois, ces douleurs devront généralement signaler un arrêt des activités, au moins temporaire.

Les douleurs brutales, en effet, peuvent être liées à une lésion musculaire. Dans le cas de la course à pied, ces troubles apparaissent généralement quand vous accélérez trop rapidement, à la mauvaise réception d’un saut ou lors d’un démarrage à froid. N’importe qui utilisant ses jambes d’une manière différente de la norme, brusquant son corps, risque ainsi ce type de lésions.

Familièrement appelées « claquage », ces lésions consistent en réalité en une atteinte située entre les gastrocnémiens et le soléaire. La personne victime de cette douleur abrupte se voit alors cesser immédiatement son activité, car le geste devient trop pénible, même insupportable.

Si vous palpez ou contractez la zone, vous remarquerez probablement que la douleur se fait encore ressentir. Le mollet peut alors être gonflé, rouge, montrant des signes d’œdème. Il ne faudra pas être surpris si un bleu semble se former sur la jambe au cours des prochains jours.

Les astuces pour apaiser la contracture des mollets

Selon l’origine de votre affection, il y aura différentes techniques pour apaiser les douleurs sur l’instant T. Dans le cas d’un surmenage, par exemple, il s’agit de réaliser que vous en demandez trop à votre muscle. Ou bien qu’il n’est, en tout cas, plus en mesure de subvenir à vos demandes d’efforts nécessaires.

Pour s’éviter des matinées avec le muscle contracté, les courbatures vous empêchant de vous déplacer correctement, il est nécessaire de réduire votre stress mécanique. Il est question, par ce principe, de réduire la contrainte demandée à votre corps. Vous continuez de le stimuler, mais en équilibrant mieux les dosages.

Vous pourrez ainsi augmenter la stimulation au fur et à mesure que votre muscle reprend sa capacité originale à encaisser le stress. Dans tous les cas, l’idée est de ne pas laisser votre corps s’habituer à cette douleur et à se surcharger. Il faut, activement, le réhabituer à porter une charge. Si vous souffrez de lésion, bien sûr, un temps de repos reste recommandé pour ne pas tirer à l’extrême sur la zone endolorie.

Afin de traiter activement votre mollet douloureux, n’hésitez pas à intégrer des exercices de renforcement musculaire dans votre routine. Cela passe, tout simplement, par des moments où vous créez volontairement un déséquilibre. Vous forcez ainsi une charge sur votre mollet, petit à petit. Cet exercice peut être tout simple, comme de faire la vaisselle en équilibre sur la jambe. Dans tous les cas, des exercices de mobilité, à raison de quelques minutes matin et soir, assureront un bon rétablissement de la zone.

Le guide pratique pour reprendre la course à pied sans douleur

Votre mollet est douloureux. Que vous ayez senti venir l’affection, progressivement, ou qu’elle soit apparue brutalement, quelques étapes logiques amélioreront votre état. Voici la procédure à suivre, récapitulée :

  • consultez un spécialiste, si possible dans le sport, qui saura davantage vous donner le traitement et suivi appropriés ;
  • rester au repos quelques jours pour ne pas forcer sur la zone invalide ;
  • établir un planning pour réajuster votre stress mécanique, en estimant la charge que peut supporter votre mollet endolori ;
  • intégrer des exercices de renforcement, de mobilité et de tension musculaire à votre routine quotidienne et sportive jusqu’à la reprise d’une tolérance normale ;
  • se remettre à courir à pied sans trop attendre, pour ne pas fragiliser ou réduire les capacités du muscle ;
  • ne pas être trop ambitieux trop vite, pour ne pas répéter le cycle, mais bien intégrer progressivement la vitesse, le dénivelé et tout changement d’activité.

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