Certaines maladies touchent davantage certains spectres de la population. C’est le cas de la maladie de Mondor, identifiée par le médecin du même nom en 1939. Bénigne, elle frappe jusqu’à 10 fois plus souvent les femmes que les hommes. Cette pathologie a certains symptômes qui permettent de l’identifier facilement, afin de pouvoir la traiter au plus tôt. Cela pourra éviter que cette thrombose, anodine, ne devienne compliquée.

La maladie de Mondor, un syndrome veineux superficiel

Diagnostiquée dès 1939 par Henri Mondor, chirurgien français, cette pathologie est principalement sans gravité. Plutôt rare, elle touche toutefois en majorité des femmes. En effet, elle s’attaque à des veines superficielles et saines, n’encourageant pas des aggravations.

La thrombose de Mondor concerne principalement la zone du thorax, plus spécifiquement la paroi antérolatérale. Vous pourrez ainsi surtout la ressentir au niveau de la poitrine et des seins. Dans la moitié des cas, elle est en prime identifiée comme idiopathique. Il faut par ce terme comprendre qu’elle n’a pas de cause particulière, n’est pas issue d’une complication et n’en créera pas.

Dans l’autre moitié des cas, il peut notamment s’agir d’une thrombose liée à un défaut du système lymphatique près des seins. De fait, dans de nombreuses situations, des femmes pourront avoir la maladie de Mondor après une opération à la poitrine. Les actes liés au cancer du sein, par exemple, peuvent tout à fait jouer sur son apparition.

La thrombose de Mondor est-elle une phlébite ?

Avec ce nom de thrombophlébite de veines, on peut facilement s’imaginer que la maladie de Mondor est une simple phlébite. Ces deux pathologies, dans les deux cas pas très connues, se diffèrent toutefois par quelques critères. Le premier tient de la gravité de ces deux maladies. La thrombose de Mondor, en effet, est une pathologie qui demeure superficielle. Au contraire, la phlébite est une thrombose veineuse profonde.

Dans le cas d’une phlébite, vous ressentez une douleur subite et un œdème peu apparaître. La jambe, lieu d’apparition de la phlébite, devient rouge, endolorie et grossie. C’est qu’un caillot de sang s’est formé, à cause d’un mauvais retour veineux. S’il se déplace des vaisseaux, jusqu’à la veine cave supérieure et atteint l’artère pulmonaire, il peut alors déclencher une embolie pulmonaire.

Aussi, quand la maladie de Mondor est bénigne, la phlébite entraîne de nombreux décès chaque année. Tous les ans, on peut ainsi comptabiliser jusqu’à 100 000 phlébites et près de 40 000 embolies pulmonaires. Mal reconnue, cette pathologie se place pourtant en troisième position des causes de décès liées à des soucis cardio-vasculaires. Ces derniers incluent entre autres l’hypertension artérielle, qui peut venir, par exemple, de la consommation de tabac à chiquer.

Les chiffres des paraphlébites, telles que la maladie de Mondor, atteignent des estimations autour de 250 000 apparitions. Toutefois, puisque cette thrombose peut facilement se résorber seule, et ne jamais réapparaître, il est possible aussi que ce chiffre soit fortement sous-estimé.

Quels sont les symptômes d’une thrombose veineuse ?

C’est d’abord une douleur au thorax qui pourra vous alerter. Bien sûr, elle peut également être le symptôme de plusieurs autres anomalies. Pour cela, aux premiers signes de douleur, il est nécessaire de contacter un médecin. Ce dernier réalisera une radio, seul élément qui sera à même de confirmer réellement la pathologie. Dans le cas des femmes enceintes, il faudra bien veiller à prévenir son spécialiste de son état de santé avant de procéder à la mammographie.

Ensuite, il faut rester attentif à votre peau et à son état. En effet, une des explications de l’apparition d’une thrombose de Mondor est une altération de l’efficacité de la lymphe. Cette dernière permet de réguler et trier les cellules immunitaires, faisant passer les liquides des tissus au sang et inversement. Lorsque le système lymphatique s’épuise, l’épiderme peut alors se rétracter. Pensez par exemple à vérifier vos bras, notamment à hauteur des aisselles, pour déterminer de l’état de votre peau.

Enfin, la dernière manière de soupçonner que vous avez une thrombose superficielle est de continuer d’observer les agissements de la lymphe. Cette dernière, en effet, peut entraîner un durcissement de la peau à cause d’une activité trop dynamique et soudaine. Le vaisseau lymphatique se tend sous la peau et devient très visible, créant le symptôme de corde indurée. Une fois encore, c’est au niveau des bras, aux aisselles ou à la racine, que son apparition est la plus fréquente.

Les symptômes de la thrombose de la verge

Bien que les femmes soient les plus propices à souffrir de cette pathologie bénigne, les hommes n’en sont pas tout à fait épargnés. Ainsi, peu importe votre sexe, il faut être attentif si vous souffrez des symptômes suivants. Ce seront, en effet, généralement de bons indicateurs d’une potentielle thrombose veineuse superficielle.

Dans le cas des personnes de sexe masculin, en effet, la thrombose de Mondor peut porter sur la verge de l’individu. Bien qu’aucune étude ne définisse encore exactement la cause de cette thrombose sur l’appareil génital, une corrélation peut être faite avec une activité sexuelle intense. L’utilisation de certains jeux, notamment de restriction du pénis, peut vous mener à avoir de mauvais retours sanguins, créant des caillots de sang.

Les symptômes seront similaires à ceux d’une thrombose au thorax. La verge est douloureuse, car la veine superficielle du dessus est obstruée. Ce vaisseau de sang devient ainsi plus apparent, à l’instar d’une corde indurée sur le sein, la poitrine ou les côtes. Le toucher sera douloureux, les actes sexuels limités ou impossibles. D’autres tests peuvent être réalisés pour être certain qu’il s’agisse d’une thrombose, notamment en cas de doute de MST, par exemple.

Comment traiter la maladie de Mondor ?

Le médecin a confirmé vos suspicions, et même si cette thrombose est d’impact bénin, il est toutefois possible de la soigner. Cela améliorera l’état de votre peau, le fonctionnement de votre lymphe et tout autre facteur de maladie. Trois traitements très simples permettront d’améliorer la situation. D’autant plus que la réapparition d’une thrombose superficielle de ce type reste assez rare, ne touchant que 5 % des cas.

Dans un premier temps, il est recommandé d’utiliser des compresses chaudes. Cela permettra naturellement d’améliorer la situation. C’est aussi un moyen rapide et accessible à tous de traiter la thrombose, sans devoir attendre de prescriptions. Ces premiers soins s’associeront ensuite à l’administration d’anti-inflammatoires, pour une durée de 4 à 6 semaines. Afin d’en prendre dans de bonnes quantités et sous le bon grammage, il sera bénéfique de demander conseil à votre médecin directement.

Celui-ci pourra également vous guider dans la prise d’anti-coagulants, si l’état ne s’est pas amélioré avec la prise d’anti-inflammatoires. Ces médicaments peuvent en effet être pris dans le cas où une thrombose veineuse superficielle prend plus d’importance. Parmi les anticoagulants disponibles sur le marché, on retrouve l’énoxaparine 40 mg et le fondaparinux 2,5 mg. Une fois par jour, pendant un mois et votre thrombose devrait s’améliorer. Attention, tous ne sont pas compatibles avec tous les profils, notamment dans le cas de certaines conditions comme un manque de plaquettes.

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